Le care pour les pros du care

Nous considérons que l’appellation « soignant » est réducteur, aussi nous préférons utiliser le terme de « Professionnels du Care ».

Pour les pros du care

Le CARE

Définition

Le terme de care désigne une attitude envers autrui que l’on peut traduire en français par les termes d’attention », de « souci », de « sollicitude » ou de  » prendre soin ». Chacune de ces traductions renvoie potentiellement à un aspect du care : le terme d' »attention » insiste sur une manière de percevoir le monde et les autres ; ceux de « souci » et de « sollicitude » renvoient à une manière d’en tenir compte et d’être préoccupé par eux ; enfin, celui de soin, à une manière de s’en occuper concrètement.

Les caractéristiques du care

Universel

La capacité à prendre des responsabilités, le travail du care et la satisfaction des besoins  en font une activité centrale et essentielle de la vie humaine : il existe une sorte d’universalité du care qui peut ainsi caractériser le type de relation qu’il convient d’avoir avec un autre être humain.

Invisible

Le care renvoie à une réalité ordinaire : le fait que des gens s’occupent d’autres gens, s’en soucient et veillent ainsi au fonctionnement ordinaire du monde.

Le trait essentiel du care est son invisibilité. Le care se définirait à partir de cette attention spécifique à l’importance non visible des choses et des moments, à la dissimulation inhérente de l’importance.

Interdépendant

L’interdépendance implique que tous les problèmes sont liés, qu’il faut les aborder tous en même temps. Avec la mondialisation, le niveau d’interdépendance augmente et nous devons nous y adapter.

Il faut faire sortir le care d’un espace soignant pour le faire entrer dans un espace plus relationnel, dans une écologie humaine dans laquelle, nous sommes tous dépendants. Effectivement le soin, comme proposition médicalisée, introduit de l’inégalitaire alors que le prendre soin réhabilite une égalité entre tous les êtres humains.

En bref, le care, ce serait avoir du coeur dans tous les champs de la société. 

Pour cela nous devons développer une attitude empathique (ressentir en dedans) plutôt qu’une attitude sympathique (ressentir avec). Dans l’empathie, je ressens de l’intérieur que je comprends alors que dans la sympathie je ressens les sentiments d’un autre ce qui peut conduire à un chaos émotionnel. Comme le dit Jacques Salomé, c’est en faisant sien le problème de l’autre qu’on multiplie les difficultés.